"C'est insultant pour les bénévoles !"
Michel Bouchat, président du FC Ligny, refuse que son club soit pris en otage dans les querelles politiciennes. Et il contre-attaque.
À Sombreffe, les remous politiques de ces derniers jours entraînent-ils également des dégâts collatéraux? C'est en tout cas l'avis de Michel Bouchat, le président du club de foot de Ligny. Ce dernier a fort peu apprécié les critiques formulées par la conseillère Marie-Claire Leeman, lors de l'assemblée de lundi dernier.
Pour rappel, la conseillère IC-LdB avait voulu dénoncer l'état de saleté et le manque d'hygiène des vestiaires mais aussi de la buvette du FC Ligny.
«Le premier élément interpellant, c'est que cette dame n'a jamais mis un pied dans nos installations», s'insurge Michel Bouchat. «Elle s'est uniquement basée sur des photos.»
Des clichés qui n'ont quand même pas été truqués... «Ils ont probablement été pris le lundi, après un week-end bien rempli. Or, c'est justement le lundi soir que sont effectués les gros nettoyages», insiste le président du club de foot de Ligny. «Nous avons 302 affiliés dont 180 jeunes. On a calculé que cela représentait, par semaine, plus de 650 passages par tous les temps. Et un club de foot, ce n'est pas un club de danse...» Sous-entendu que des souliers à crampons bien crottés cela ne se nettoie pas aussi facilement que des chaussons roses.
«Cela étant dit, cela ne me dérange absolument pas qu'il y ait un règlement pour l'utilisation des infrastructures sportives. On ne s'y est jamais opposé», assure Michel Bouchat. Au passage, l'avocat-président égratigne les autorités locales. «Le nouvel échevin des sports, il était en place depuis deux ans et on ne l'a jamais vu. Même chose pour le bourgmestre, en huit ans de mandat...»
Plus fondamentalement, Michel Bouchat regrette que l'on déballe ainsi publiquement ce qui est présenté comme du linge sale.
«Le 30 janvier, l'administration nous a envoyé une lettre pour nous demander de veiller à la propreté des installations. On a répondu directement en signalant qu'on allait faire le nécessaire. Et le 27 février, on recevait une nouvelle lettre de l'administration faisant comprendre que l'incident était clos, vu que le nettoyage et le rangement avaient été effectués correctement.»
Michel Bouchat déplore surtout l'impact des déclarations de lundi dernier sur la motivation des derniers bénévoles du club. «Pour eux, c'est injurieux. Je refuse que le club soit pris en otage dans des bas règlements de comptes de politiciens.» Fulgurante, cette contre-attaque
Samuel HUSQUIN, Vers l'Avenir

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